
En cette fin d’année, une découverte musicale se détache nettement du paysage sonore : Saulo Oliveira S. Artiste British-Brazilian, mannequin et musicien, il est déjà surnommé le Prince of Rock. Avec son album Do You Know They Are Gears, il ne se contente pas de proposer de nouvelles chansons : il livre une œuvre ambitieuse, pensée comme un manifeste de la conscience moderne, où le rock classique rencontre une pop contemporaine habitée et réflexive.
Il y a l’ambition, et puis il y a Do You Know They Are Gears. Cet album ne se contente pas de flirter avec l’idée du disque rock comme objet artistique : il s’y engage pleinement. Saulo Oliveira S. s’y affirme non seulement comme un musicien prometteur, mais comme une voix marquante de son époque, capable de maîtriser narration, composition et références culturelles avec une rare maturité.
Structuré comme un arc dramatique en trois actes, l’album se déploie moins comme une playlist que comme un roman sonore. Dès “Acid Lemonade”, Saulo pose la question centrale : que signifie exister à l’intérieur de systèmes que l’on perçoit à peine ? Le titre, introspectif et ironique, installe immédiatement une atmosphère où se mêlent rock alternatif et collages cinématographiques.
Le deuxième acte révèle toute l’étendue de son écriture. Des morceaux comme “Nighthawks”, “Watchmen”, “Maze” ou “Westward” explorent la paranoïa, le nihilisme et l’identité fragmentée. Les références littéraires et philosophiques s’entrelacent sans jamais sacrifier l’émotion ou l’élan musical. Chaque écoute révèle de nouveaux échos, de nouveaux symboles.
Dans l’acte final, l’album aborde la transcendance, la mort et la renaissance, sans jamais offrir de réponse définitive. Saulo laisse l’auditeur suspendu entre rêve et réalité. C’est précisément là que l’œuvre trouve sa force : dans l’ambiguïté.
Avec Do You Know They Are Gears, Saulo Oliveira S. ne compose pas seulement des chansons, il bâtit un monde. À une époque marquée par l’instantané et la fragmentation, il propose un album cohérent, exigeant et profondément gratifiant. Si c’est ainsi que débute le règne du Prince of Rock, alors la couronne semble déjà parfaitement ajustée.
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