Hollywood Video Game Kill-Bot débarque dans nos oreilles comme un glitch lumineux au coin d’une rue nocturne. Le projet vient de Lawndale, Californie, mais son terrain de jeu est clairement ailleurs. Derrière ce nom long comme un cheat code se cache Zachary Chacon, one man band habité, architecte solitaire d’un monde sonore qu’il façonne pièce par pièce. Il joue de tout, sculpte chaque instrument, pendant que les batteries, samplées sur Logic Pro X, battent comme un cœur digital.
On découvre le projet avec « Pain », et soudain l’écoute devient immersion. Comme si on appuyait sur “Start”, on entre dans un jeu vidéo psychédélique, un univers expérimental où la musique électronique flirte avec des sonorités venues d’un autre monde. Les synthés taquinent parfois espiègles, parfois hypnotiques. Les notes extraterrestres flottent, rebondissent, se déforment, et viennent titiller l’imaginaire.
C’est une ville numérique pleine de surprises, faite de pixels, de couleurs acides et de chemins imprévus. Mais sous cette surface futuriste, il y a de l’humain, du sensible, une émotion brute qui traverse les machines. Hollywood Video Game Kill-Bot raconte une errance, une poésie urbaine, joyeuse et étrange, entrez dans son monde :
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