Avec Hourglass Plea, GRACE. signe un premier album d’une délicatesse bouleversante, né au cœur d’une période où tout semblait vaciller. Ces 11 titres deviennent ainsi un refuge, un carnet secret où se mêlent chagrins, réconfort et ces instants qu’on voudrait retenir entre les doigts avant qu’ils ne s’échappent. La chanteuse y explore la fuite du temps avec une sensibilité rare, transformant ses blessures en chansons aussi douces que pénétrantes.
Sa voix, veloutée et presque tactile, glisse sur l’oreille comme une étreinte. On a l’impression qu’elle s’adresse à nous à voix basse, dans une pièce où seule une lampe tamisée éclaire les pensées. C’est un album qui donne envie de rester blotti, de serrer quelqu’un un peu plus fort, de savourer chaque seconde avant qu’elle ne s’effrite.
Le morceau « Hourglass Reverie » en est la démonstration la plus éclatante : une ouverture orchestrale somptueuse, des cordes qui battent comme un cœur, puis une ambiance jazzy qui évoque un dîner aux chandelles, empreint de chaleur et d’élégance. La production est d’une finesse remarquable, presque irréelle.
Du début à la fin, Hourglass Plea est un délice. Quand le dernier souffle du dernier titre se dissipe, il ne reste qu’un besoin simple, instinctif : appuyer à nouveau sur “play” et retourner dans cet espace intime que GRACE. nous offre avec tant de sincérité.
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