Notre découverte du jour s’appelle Wolfgang Webb, et elle ne vous laissera pas indemne. Avec The Lost Boy, l’artiste nous livre un album aussi mystérieux que viscéral, où chaque note semble surgir d’un rêve fiévreux.
Dès march, le premier morceau, une voix à peine murmurée s’infiltre, troublante. On entre dans un monde à la frontière du réel, entre ombre et lumière. Webb ne chante pas : il confesse, il raconte, il dérange. Et on en redemande.
L’album déroule alors dix titres, entre dark pop cinématographique et confession intime. La production, avec la collaboration de Bruno Ellingham (Massive Attack, Spiritualized), ajoute une patine dense, presque tactile. Des cordes mélancoliques, des synthés à la Kraftwerk, et des guitares fantomatiques (Mark Gemini Thwaite, Derek Downham) composent un univers riche et envoûtant.
Webb explore la mort, les traumas, les amours brisés — mais surtout, la tentative bouleversante de retrouver l’enfant perdu en soi. Tout est sincère, brut, parfois inconfortable… mais toujours d’une beauté saisissante.
Et quand clap, le dernier morceau, referme le disque sur des cordes à fendre l’âme, on se sent étrangement vivant. Wolfgang Webb ne fait pas de musique d’ambiance : il fait de l’art qui réveille.
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