Dans une époque saturée d’artifices synthétiques et de morceaux éphémères, Trains, Planes & Airports surgit comme une oasis organique. Écrit entre Los Angeles, le Delaware et Birmingham, le premier album de Jenny JAM offre dix pépites musicales d’une noblesse rare, fusionnant soul, jazz et pop avec un artisanat magistral. Chaque production déploie des arrangements d’une précision d’orfèvre, où violons, pianos et guitares se tressent dans une poésie acoustique captivante.
Dès Free Bird, la voix de l’artiste d’origine londonienne s’impose : puissante, profonde, portée par une technique imparable. Même sur les envolées plus rythmées comme Friend Zone, où un piano véloce et des cuivres triomphants lui ouvrent la voie, une douceur permanente enveloppe sa performance de diva généreuse et sincère.
Jenny JAM invoque les grandes figures du siècle. Sur Toy Proof, son timbre et ses fêlures évoquent immanquablement la grâce d’Amy Winehouse. Mais le disque brille aussi par son éclectisme radieux : Disco Ain’t Dead nous emporte dans un groove irrésistible, tandis que le lancinant et sensuel Drag You Down finit de nous éblouir. Épaulée par une équipe de producteurs de renom (Herb Middleton, Ikuma Matsuda, 5am), Jenny JAM signe une œuvre nomade et intemporelle qui honore la musique dans ce qu’elle a de plus vrai.
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