Il y a des albums qui s’écoutent, et d’autres qui se vivent. Niños del Bosque, premier opus de l’artiste argentino-suisse AKIRA, appartient à la seconde catégorie. Avec une liberté désarmante, il tisse ses racines argentines aux sonorités de la diaspora latine – cumbia, salsa, bachata – pour inventer un langage musical où la mémoire rencontre l’avant-garde.
Chaque morceau est une porte ouverte sur un monde vibrant : des échos cérémoniels de Kumbia de los Pájaros aux pulsations rebelles de Cumbia del Bosque, en passant par la force guerrière de Mononoke. La production, riche en guitares cinématiques et voix réverbérées, explore ce qu’AKIRA appelle la Psychedelic Cumbia : un son à la fois ancré dans la tradition et résolument tourné vers l’avenir.
On y perçoit l’âme des ancêtres, l’esprit de résistance et l’énergie brute des fêtes populaires. AKIRA ne se contente pas de faire danser : il convoque, rassemble, et réinvente. Avec Niños del Bosque, il signe une œuvre qui transcende les frontières et offre à la musique latine une nouvelle voix, fière et indomptable.
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