M.I.A. revient avec M.I.7 : un come-back audacieux

Quatre ans après MATA, M.I.A. signe un retour avec M.I.7, son septième album — et autant dire qu’on l’attendait de pied ferme.

Déjà, soyons honnêtes : en tant que fans de sa discographie, de son travail et surtout de ses messages, on était très très très contents de cette sortie. Dans un paysage musical qui manque parfois cruellement de créativité, des artistes comme elle sont précieux. Vraiment précieux. Et rien que pour ça, l’album partait déjà avec un capital sympathie énorme.

À l’écoute, ce qui frappe tout de suite, c’est qu’on retrouve sa patte. Cette voix presque innocente, mais qui balance des messages lourds de sens, avec ce timbre si reconnaissable — impossible de la confondre. M.I.A., c’est une signature sonore à elle seule.

Côté prod et structure, elle continue de faire ce qu’elle fait de mieux : prendre des risques. Certains morceaux partent dans des directions inattendues, avec des constructions atypiques, presque déroutantes. Et en même temps, elle tente aussi des titres un peu plus accessibles, plus “généralistes”… sans jamais perdre son identité. Même quand elle s’approche du mainstream, elle reste elle-même. Et ça, c’est rare.

Mais ce qui nous a vraiment marqués, c’est l’aspect spirituel de l’album, avec des touches de gospel, des chants de type religieux très présents… Ça nous a clairement rappelé certaines ambiances de Kanye West. Une influence ? Une coïncidence ? Difficile à dire, mais l’atmosphère est là.

Et ça soulève une vraie question : est-ce qu’on assiste à un tournant spirituel dans la carrière de M.I.A. ? Elle semble évoquer des thèmes liés à la chrétienté, ce qui peut surprendre quand on connaît son parcours. Ca intrigue, et ça donne envie de voir où elle va aller ensuite.

Au final, M.I.7 est un album qui confirme une chose : M.I.A. reste une artiste libre, imprévisible et profondément créative. Et franchement, ça fait du bien :