Léo Leonard filme la rupture en Cinémascope, une errance en noir et blanc dans les Calanques

Léo Léonard vient de présenter « Au revoir mon amour ». Il signe ici une œuvre à la frontière du cinéma d’auteur et du film musical. Tourné en 16 mm noir et blanc, au format Cinémascope, le film revendique une esthétique directement inspirée des années 60 italiennes et françaises. 

Dans les Calanques de Marseille, un groupe d’amis traverse les rochers sous un soleil écrasant. Parmi eux, Léo et sa compagne. Un regard mal interprété, un silence trop long, elle s’éloigne. Lorsqu’il tente de la suivre, elle disparaît.Ce qui commence comme une dispute devient une errance métaphysique. 

Autour de Léo, les amis se figent progressivement, immobiles, presque irréels. Les paysages se transforment en labyrinthe. Les apparitions de la femme se multiplient, mais le temps semble décalé : lorsqu’il arrive, elle n’est plus là ; lorsqu’elle le rejoint, il a disparu. Deux trajectoires parallèles qui ne parviennent plus à se synchroniser. 
Le clip raconte l’instant précis où un lien se brise et la sidération qui suit. 

Sur fond de rupture amoureuse, le morceau traite en vérité de la séparation en général et peut aussi s’appliquer à un divorce amical. Leo nous parle de culpabilité, des plaies qui peinent à cicatriser, et de la difficulté d’oublier l’être aimé qui continuera à hanter nos rêves même après plusieurs années. Il évoque aussi les récits, parfois mensongers, que chacun se raconte pour se remettre de ce qui s’est brisé : « La vérité est autre part, dans ces moments qu’on oublie. Mais j’te laisse refaire l’histoire et moi j’te dis au revoir ». 
« Au revoir mon amour » est le premier extrait d’un EP pop en français à paraître au printemps 2026.