
Pour bien démarrer la saison, Jade Ring arrive comme une explosion sonore avec Pills, son premier album fou de cinq titres.
L’intro nous happe instantanément dans son univers original, mais ne voudrait pas trop spoiler car c’est un monde unique qui se vit ! En termes de styles, c’est ingénieux et visionnaire : certains moment nous propulse dans un metal-rock qui vous ressuscitera, alors d’autres démontrent une liberté créative sans égal.
De « Renaissance » à « The Bitter End », les morceaux suivants explorent des structures hors des conventions établies, en anglais et français, révélant une personnalité artistique charismatique. Il nous fallait aboslument en savoir plus sur l’artiste, et nosu avosn eu le bonnheur de discuter avec. Alors, soyez prêts à entrer dans son monde dès maintenant, vous ne verrez plus la musique de la même manière !
Ecoutez « Pills » sur Bandcamp.
Et sur Youtube:
Salut Jade Ring ! Peux-tu te présenter à notre rédaction ?
Je m’appelle Jade Ring, je suis un artiste multidisciplinaire originaire de Cleveland Heights, Ohio. Je suis actif dans la musique depuis 24 ans, mais Jade Ring est mon dernier projet, que j’ai commencé l’année dernière après avoir regardé un épisode de Last Week Tonight with John Oliver sur l’intelligence artificielle générative dans la musique. Cela m’a mis tellement en colère que j’ai décidé de ne plus montrer mon visage sur Internet et j’ai écrit tout cet album en trois jours dans un hôtel à Atlanta, en Géorgie. Je voulais montrer que l’esprit humain est capable d’une créativité bien supérieure à celle de n’importe quelle IA.
Comment as-tu commencé la musique ?
J’ai commencé la musique adolescent, il y a 24 ans. À l’époque, c’était du punk rock enregistré sur un magnétophone à cassette. Au fil des années, j’ai rencontré un certain succès aux États-Unis et j’ai exploré tous les genres possibles. Je pense que l’on retrouve un peu de tout cela dans mon nouvel album Pills. C’est difficile à décrire, alors je l’ai simplement appelé « avant-garde dance punk ». Je pense que ça capture bien ce qui se passe dans mon esprit.
Qu’est-ce qui te motive en tant qu’artiste et quel est ton processus créatif ?
En tant qu’artiste, je suis motivé par la douleur et la joie. La douleur me pousse à me lever et à penser : « si je souffre de cela, quelqu’un d’autre doit aussi ». La joie, c’est le processus de trouver ma voix pour moi et pour ceux qui ne peuvent pas la traduire en art. Je suis artiste audio et visuel, donc mes costumes, le design de scène et mes visuels doivent correspondre à ma musique sur le plan thématique. Je veux que les gens soient immergés dans le projet autant que possible. Pour cet album, j’ai commencé à écrire sur un contrôleur MIDI Keith MacMillen dans ma chambre d’hôtel à Atlanta. Une fois les chansons écrites, je suis rentré à Cleveland Heights et j’ai enregistré toute l’instrumentation à la maison avec du matériel analogique. J’ai confié mes voix à un ingénieur de confiance, Chris DiCola, au Signal Flow Studios. Tout l’artwork et le design ont été réalisés par moi-même, en utilisant des logiciels open source.
Qu’est-ce qui t’a poussé à écrire Pills ?
J’ai écrit Pills parce que j’étais en colère contre l’IA générative, mais aussi comme thérapie pour moi-même. J’ai eu des problèmes d’alcool plus jeune et je me suis tourné vers des médicaments sur ordonnance. J’ai des pensées et expériences conflictuelles, souffert de sevrages intenses, et cette douleur m’a poussé à réfléchir. J’avais du mal à parler de mon conflit : mes médicaments m’aident-ils ou m’empêchent-ils d’aller mieux ? Suis-je la même personne qu’avant ? J’ai donc écrit à ce sujet. Je suis aussi très engagé politiquement et j’ai de sérieuses inquiétudes sur ce qui se passe en Amérique. J’ai essayé de capturer la douleur depuis le Covid jusqu’à aujourd’hui. C’est un album lourd et émotionnel que j’espère pouvoir faire résonner chez les autres.
Quels sont tes objectifs pour le futur ?
Je veux continuer à encourager les gens à avoir foi en l’humanité. F*ck AI. Remettez tout en question ! J’aimerais tourner en Europe et danser !
https://www.instagram.com/jaderingmusic

Vous pourrez aussi être intéressé par
-
Nouvel EP en vue : DATTOLA frappe fort avec “La Discorde
-
Léo Leonard filme la rupture en Cinémascope, une errance en noir et blanc dans les Calanques
-
VLD met en images l’instant où tout bascule – “La mélodie humaine”
-
22 par 2heart2crash : un regard concis et introspectif sur la vie moderne
-
Luc Letourneau fait ses débuts avec une déclaration indie-folk avec Next Life / One More Day Like This