C’est sûr, la rentrée est favorable à l’éclosion des talents. Et ce n’est pas en septembre 2022 qui va déroger à la règle. La Torontoise Wrené est l’une des plus douée a en donner la preuve avec “Trib Al”.
Elle n’y va pas par quatre chemins, en n’y mettant pas que la sensualité de sa voix. Le groove langoureux de ba bass est aéré par des batteries légères et asséchées, le tout sublimement rythmé. On peut se demander longtemps à quel brillant sorcier aurait-elle subtilisé sa science.
Car c’est pure, flambant neuf, à la fois jazzi, contemporain, riche en instruments et le tout enveloppé dans une ambiance pop sans complexe. Ca vous emporte tout de suite dans une passion pourtant apaisante, et toujours soutenue de bout en bout par la délicatesse éclatante d’une voix décidément déterminée à ne rien lâcher: une combinaison dont Wrené seule connaît le secret.
Ce qu’on évoquait en introduction Wrené le confirme: forte de sa jeunesse, son intelligence, et l’audace on peut tranquillement produire le fruit d’un savant dosage d’innombrables ingrédients à notre disposition.
Au moins c’est clair, dès qu’elle vous fait gouter à son cocktail coloré, vous n’avez qu’une seule envie, c’est d’en redemander pour vous laisser emporter.
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