Il y a des albums qui s’explorent. La Stagione Decisiva, de Marco De Luca, fait partie de ceux-là. Dès les premières notes, on entre dans un univers musical à part, dense, libre, profondément habité. Un disque qui revendique un rock inventif, nourri d’une attitude punk et d’une recette résolument expérimentale, sans jamais perdre le sens de la mélodie ni de l’émotion.
De VIDEOSPAZZATURA à IL GIORNO, l’album déroule une esthétique cohérente, presque cinématographique. On y entend l’écho des meilleures décennies de la musique, celles où la créativité primait sur les formules toutes faites, où l’exigence artistique allait de pair avec la prise de risque. Mais Marco De Luca ne regarde jamais en arrière par nostalgie : il projette cet héritage dans le futur, grâce à des textures nouvelles et une production qui assume pleinement sa modernité.
Ce qui frappe aussi, c’est la voix profonde de l’artiste, habitée, sincère, et ce chant en italien qui donne au projet une identité forte. L’italien devient ici une matière sonore à part entière, sensuelle et tranchante, capable de porter aussi bien la rage que la poésie. On sent chez De Luca une longue maturation artistique, un parcours façonné par l’indépendance et le goût du détail.
D’ailleurs, toute la discographie de Marco De Luci, dont « STANZE REMOTE », « DUE » et « Canzoni Inedite », forme une œuvre qui parlera aux amateurs de sons alternatifs, de rock, de new wave, de post-punk, mais surtout à celles et ceux qui cherchent encore dans la musique ce frisson rare : celui d’un artiste qui respecte le passé, sans jamais cesser d’inventer demain. Une très belle découverte :
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