Miles Jeppson partage son nouvel album Green

Green de Miles Jeppson, c’est ce qui arrive quand la nostalgie fait peau neuve et décide d’entrer dans une nouvelle ère. C’est de l’alt-pop, oui — mais c’est aussi un moodboard, une discussion de groupe, et ce souvenir précis qui te revient soudainement à 2h13 du matin sans aucune raison. À travers huit morceaux, Jeppson construit quelque chose qui semble pensé pour être réécouté, reposté et analysé émotionnellement à l’excès.

L’ouverture, « INTRO », plante le décor comme un écran de chargement vers un monde dans lequel tu t’investis immédiatement, et à partir de là, c’est un peu le chaos émotionnel — dans le meilleur sens du terme. « NEW HORIZON » évoque la possibilité, « ROSES & SPACESHIPS » ressemble à une rêverie romantique sous stéroïdes, et « CRAVE » plonge pleinement dans ce noyau émotionnel désordonné, honnête et légèrement dramatique qui rend la pop si captivante à la base.

Mais ce qui scelle vraiment le tout, c’est à quel point l’ensemble est intentionnel. La couleur verte n’est pas juste un élément de branding — c’est en quelque sorte le système émotionnel de l’album : croissance, envie, nostalgie, renaissance, tout s’entremêle. Arrivé à « CORE MEMORY », tu ne fais pas que terminer un album — tu y es un peu émotionnellement attaché, ce qui semble être exactement le but. Jeppson ne s’est pas contenté de sortir des morceaux ici ; il a livré une véritable sensation.